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lundi 8 mai 2017

Quiche aux épinards et au chèvre : ma recette

Comment faire manger des épinards aux enfants ? Une solution testée et approuvée par ma fille de 5 ans et demi : la quiche aux épinards et aux deux chèvres.

Comment faire manger des épinards à un enfant : la quiche aux épinards et aux deux chèvres
Quiche aux épinards du potager, agrémentés de salade... du jardin
Ma recette qui a ravi toute la famille :

Ingrédients :

  • Pâte feuilletée
  • 700 g de feuilles d'épinard fraîches
  • 2 oignons moyens
  • 3 œufs
  • 2 cuillères à soupe de crème fraîche
  • Un fromage de chèvre frais
  • 1/2 fromage de chèvre en buche
  • Comté râpé
  • Curcuma
  • Thym
  • Piment d'Espelette 
  • Sel et poivre
  • Huile d'olive

Préparation de la recette

 

Émincer les oignons.
Rincer les feuilles d'épinard, les essorer et les déchirer en petits morceaux.
Faire revenir dans de l'huile d'olive les oignons puis les épinards.
Saupoudrer généreusement de curcuma.
Laisser refroidir un peu.

Préchauffer le four à 200°C (thermostat 6/7).
Placer la pâte feuilletée dans le moule à tarte et la piquer.
Étaler avec une cuillère le chèvre frais (en en gardant un peu pour la touche finale) et ajouter quelques morceaux de chèvre demi-frais (buche).
Saupoudrer de piment d'Espelette et de thym.

Dans un saladier, préparer une omelette avec les trois oeufs (saler un tout petit peu et poivrer).
Ajouter les deux cuillères de crème fraîche, puis les épinards et oignons, et mélanger le tout.

Verser le mélange dans le moule.
Ajouter à votre convenance du fromage râpé et le reste de fromage frais ainsi que des morceaux de buche.

Enfourner et laisser cuire 30 minutes environ.

Délicieux avec une laitue... et un petit verre de rosé.


dimanche 19 mars 2017

En attendant les salades...

Les laitues sous tunnel sont encore bien petites et nous ne sommes pas à l'abri de quelques dernières gelées. Comment alors combler votre envie de salade verte en cette fin d'hiver ? Sachez qu'il y a peut-être dans votre jardin tout ce qu'il faut pour une délicieuse salade sauvage.

mouron blanc et laitue sauvage
Salade de mouron blanc et laitue sauvage
Il suffit parfois de se pencher pour cueillir l'indispensable complément culinaire à vos pommes de terre rissolées. Prudence toutefois, si vous n'êtes pas sûr de vous, achetez un bon livre sur les plantes sauvages comestibles, ou consulter des sites de référence, comme celui de François Couplan.


Pissenlit


Tout le monde connait le pissenlit. Les jeunes feuilles sont les meilleures si vous n'êtes pas fan de l'amertume.

Pissenlit en fleur
Pissenlit

Laitue sauvage


Moins connue, la laitue sauvage est plus douce au palais. Il est encore un peu tôt dans la saison pour faire de grandes récoltes mais les premières feuilles sont déjà là.

laitue sauvage
Jeunes feuilles de laitue sauvage


Mouron des oiseaux


Enfin, le mouron blanc ou mouron des oiseaux offrira une touche originale et fleurie à votre salade d'hiver. Attention à ne pas confondre avec le mouron rouge qui, lui, est toxique. Mais en période de floraison, comme en ce moment, vous ne pouvez pas vous tromper.

mouron blanc ou mouron des oiseaux
Mouron des oiseaux
Avec son petit goût de terre fraîche, et son aspect délicat, il s'intègrera élégamment à vos mélanges !

dimanche 26 février 2017

Cultiver le quinoa... en Morbihan

L'an dernier, nous avons testé la culture de quinoa. Avec succès ! Pourquoi le quinoa ? D'abord, parce que c'est une source intéressante de protéines, mais aussi parce que sa culture produit beaucoup de biomasse, et donc du carbone, intéressant pour nourrir la vie du sol. Et puis bien sûr parce que c'est bon !

Quinoa rincé, prêt à être cuisiné
Quinoa du Morbihan nettoyé, rincé et prêt à être cuisiné.

Au départ, nous avions semé en février sous-abri dans de petits contenants, dans l'idée de repiquer les plants. Mal protégés, ils n'ont pas résisté aux gelées.

Nous avons donc finalement semé à la volée mi-avril directement sur la planche où nous voulions le cultiver, dans une couche de fumier bien mûr, qui venait du poulailler.

Jeunes pousses de quinoa du Morbihan
Quinoa au bout de 2 mois

Et ça a marché !  Nous avons obtenu une belle planche avec un mélange de quinoa vert et de quinoa rouge.

Monsieur récoltant le quinoa en août
Récolte fin août

Récolté à la serpette fin août, nous avons fait sécher le tout pendant 15 jours au soleil, avant de l'égrainer au-dessus d'un grand récipient.

Quinoa rouge et quinoa vert en train de sécher avant d'être égrainé
Quinoa séchant au soleil

Le quinoa n'est pas alors encore prêt à la consommation : les graines se retrouvent mélangées avec des branchettes et les petites feuilles.

La solution : tamiser, puis, faire le tri grâce à un sèche-cheveux entre les brindilles, légères, et les graines, plus lourdes.

Séparer les graines de quinoa des brindilles grâce au sèche-cheveux
Souffler pour séparer le bon grain... des brindilles !

Ce qui reste est éliminé au fil de plusieurs rinçages (qui permettent par ailleurs d'enlever la saponine qui couvre les grains et qui est plus ou moins toxique, ainsi que l'amertume). On laisse sécher à l'air libre, bien sûr, si l'on veut conserver le quinoa dans des bocaux.

Et voilà, il ne reste plus qu'à cuisiner : 10 minutes à bouillir dans trois fois son volume d'eau, puis on laisse reposer 5 minutes. Toutes les idées sont bonnes pour l'accompagnement, et c'est encore meilleur avec les légumes du jardin !

Quinoa cuisiné avec une fondue de poireaux
Quinoa avec fondue de poireaux

Bon appétit !






dimanche 19 juin 2016

Que faire avec la consoude ? Des beignets !

La consoude est une plante riche en potasse, qui remonte les nutriments depuis très profond dans le sol. Bonne pour vos cultures, elle se consomme aussi. Profitez du printemps pour tester notre recette de beignets de consoude : après les grosses chaleurs, elle a tendance à devenir amère.

La consoude est en fleur en avril-mai, parfois jusqu'en juin


Une fois la consoude dans un jardin, elle a tendance à prendre du volume et à s'étendre. Il serait dommage de ne rien en faire... Quelques images de la recette de beignets de consoude, une friture au léger goût de... poisson !

Récolter


Première étape : la récolte des feuilles. Attention juste à ne pas confondre la consoude avec la très toxique digitale, les feuilles se ressemblent un peu, bien que celles de la consoude soient plus velues. Les fleurs permettent de bien les distinguer.

Feuilles de consoude

Attention, ça, ce sont des digitales, très toxiques !


Préparer la pâte à beignet


Pour votre pâte à beignet, il vous faudra mélanger 1 œuf, 125 grammes de farine, 15 cl de lait ou de lait de riz, 1 cuillère à soupe d'huile, et 1 pincée de sel. Laissez reposer au frais une heure. Vous avez là une préparation pour une vingtaine de beignets (40 feuilles). Idéal pour trois personnes.


Préparer les feuilles par deux


Ensuite, disposez les feuilles deux par deux, faces velues l'une contre l'autre : vous passerez dessus le rouleau à pâtisserie et elles s'accrocheront comme deux bandes de Velcro.


Faire frire !


Ensuite, vous les trempez dans la pâte. Dans une poêle et un fond d'huile, laissez dorer les beignets...



Et c'est prêt ! Salez (un tout petit peu, le goût iodé peut suffire) et dégustez... On vous recommande de les consommer avec de la sauce soja sucré, ou encore un filet de citron. Pour les enfants, la mayonnaise ou le ketchup feront l'affaire...

Beignets de consoude au petit goût iodé


Bon appétit !

dimanche 5 juin 2016

Contre les pucerons : la tanaisie

Vous cherchez un moyen naturel de faire fuir les insectes qui envahissent vos cultures ? Nous avons planté de la tanaisie et constaté son efficacité, notamment sur les pucerons qui attaquent les plants de fèves.

Plant de tanaisie (planté l'an dernier) à côté de plants de fèves
Tanaisie et fèves, la bonne combinaison

Les fèves attaquées par les pucerons


Nous avions constaté les deux dernières années que les fèves sont dès le printemps attaquées par des myriades de pucerons, à tel point que les tiges en sont noires. Et quand les cosses apparaissent, elles sont également envahies.

Fèves attaquées par des pucerons
Pucerons sur les tiges des fèves

La tanaisie comme solution


Nos amis des Bons Plants à Caden nous avaient recommandé la tanaisie pour ses vertus insectifuges. Son odeur caractéristique n'est pas appréciée de tout le monde.

Plantée à côté des framboisiers, la tanaisie fera fuir la mouche qui peut les parasiter. A côté des pommes de terre, elle éloignera les doryphores.

Et son efficacité se voit aussi sur les plants de fèves. Nous en avons mis cette année à côté du buisson de tanaisie qui est issu du petit plant de l'an dernier (la croissance est rapide) : regardez, y a pas photo !

Fèves protégées par la tanaisie
Des tiges toutes belles pour les fèves qui côtoient la tanaisie !

vendredi 13 mai 2016

Comment protéger vos poules des renards

Nous avons des poules. Cinq en ce moment. Et dans le coin, il y a des renards, alors nous tremblons un peu. L'occasion de construire une nouvelle basse-cour nous a permis de faire le tour d'horizon des solutions qui existent contre l'intrusion du goupil ou autres fouines.

Un jeune coq et ses trois poules




Le grillage



L'idée de départ est de bien concevoir l'enclos. Déjà, un grillage assez haut, à hauteur d'homme. Nous, on l'a monté jusqu'à 1m60. Bien qu'un ami nous a dit avoir vu un renard franchir un tel obstacle d'un bond...


Mais avant tout, un renard, ça creuse. Nous avons donc enfoui le grillage d'une vingtaine de centimètres. Sous la porte, nous avons également creusé pour mettre des ardoises en-dessous, à la verticale.

D'autres mettent un fil électrique ou encore, ras de terre un fil barbelé, ce qui est encore moins sympathique pour les bestioles...

Enfin, comme nous avons deux grillages qui se chevauchent, nous avons surtout bien agrafé ceux-ci, pour que rien ni personne ne puisse s'immiscer.

 

Les repoussoirs

 

mercredi 23 mars 2016

A la campagne ou en ville : semez !

C'est le printemps. Que s'est-il passé dans notre jardin ces deux derniers mois ? On prépare, on attend la douceur... Le point sur les semis, et un aperçu de la technique des Seed balls, ou Seed bombs, "bombes de graines" on ne peut plus pacifiques...

Les semis sous serre


Pour tout vous dire, on s'y est pris un peu tard pour les semis sous abri... Tout début mars seulement, car il nous fallait reconstruire la serre, dont la bâche s'était envolée au vent. Et les semis faits, d'ailleurs, une nouvelle tempête nous a obligé à tout recommencer ! Vous avez pu suivre nos mésaventures sur la page Facebook de "ça pousse en Morbihan".


Semis de tomates, Noir de Crimée


Ceci explique que nos semis de tomates sont à peine levés. En plus, ces deux derniers mois ont été intenses pour Monsieur qui a repris sont travail de tailleur de pierre, pour Madame souvent en déplacement, et nous avons un peu négligé les semis côté arrosage.


Premières pousses de haricots
 Las, voici que depuis quelques jours, de petites pousses montrent le bout de leur nez et nous rassurent...

Cela nous fait d'autant plus plaisir que nous avons essuyé quelques déconvenues en cette fin d'hiver : les endives qui n'ont rien donné (racines plantées sous paillis, nous aurions sans doute dû ajouter une bâche dessus pour éviter le trop plein d'humidité), et les fraisiers qui sont encore là, mais version "deux feuilles et c'est tout"





Planter des fleurs avec les "seed balls"


mercredi 3 juin 2015

Culture sur butte : faire avec les indésirables

Nouvelles des buttes : les températures sont encore fraîches, mais ça pousse ! Enfin quand les rongeurs ne mangent pas les fèves par la racine...

Sous terre


L'inconvénient de l'agriculture naturelle, c'est qu'il faut composer avec les indésirables. Nos buttes sont devenues l'habitacle de rongeurs (on ne sait pas lesquels, mais ça ronge...). Solution cherchée... réponse trouvée : laissez-les faire, les galeries structurent votre sol. Bon, composons...

Autour des cardes, des œillets d'inde qui repoussent les pucerons.
On protège les tomates du mildiou sous une gaine plastique.

Dans l'air


Les autres indésirables viennent de l'air : sur les buttes, les merles s'en donnent à cœur joie à se vautrer dans la paille et découvrent la terre. Un sol vivant, c'est riche en nourriture, sans aucun doute.

La livèche (aromate) se porte, elle, à merveille !

Sur le sol


Plus embêtant encore : le paillage est propice aux limaces, qui surgissent (à vitesse mesurée, certes, mais en nombre) dès la tombée de la nuit. Si vous connaissez un hérisson sympa dans le coin, dites-lui qu'il sera le bienvenu chez nous...

En attendant, la solution que nous ont suggérée les Voisins-de-bons-conseils : entourer nos salades de cosses de sarrasin, ce serait un terrain trop inconfortable pour les gluants gastéropodes. Et on dirait bien que ça marche !

Pour éloigner les limaces, des cosses de sarrasin

samedi 23 mai 2015

Détox de printemps avec la fumeterre

Sur les tas de terre déblayée pour faire notre chemin ont poussé de nombreuses plantes, dont l'inévitable ortie mais aussi la fumeterre. C'est une petite plante gracile aux fleurs tachetées de pourpre à leur extrémité, que l'on peut consommer en tisane pour ses vertus dépuratives.

Fumeterre en infusion : 10 minutes
Fumeterre en infusion

Pante détox mais pas que...


La fumeterre est connue pour réguler la sécrétion de bile. Le foie élimine ainsi mieux les toxines et permet une meilleure digestion. Pour profiter de ses bienfaits, il est recommandé de consommer la fumeterre, sous forme d'infusion, avant les repas. Et il vaut mieux : j'en ai éprouvé aussi les vertus apéritives, ce qui signifie que vous avez, après votre tisane, envie de dévorer !

dimanche 17 mai 2015

Pourquoi utiliser la faux ?

Monsieur fauche. Enfin, apprend à faucher (ce qui ne se fait pas en un jour), mais aussi, à battre sa faux, à l'affûter. Pour la beauté du geste ?




Pourquoi c'est mieux qu'un engin à moteur


Tout d'abord, une faux, ça ne tombe pas en panne, à moins que le bonhomme ne flanche.

Ensuite, ça n'utilise pas d'essence, pas d'usage donc d'énergie fossile ni de rejet de CO2 et de particules, pas de risque non plus de prendre feu avec sa débroussailleuse (on en connait à qui s'est arrivé).

Pas non plus de tassement du terrain par un engin lourd.

Enfin, pas de bruit de moteur, on peut entendre le vent, les oiseaux et le chant rythmé de la lame fendant la verdure...

Pourquoi ça demande un peu de technique...


La Voisine-du-Jardin se souvient des anciens qui battaient leur faux, et ce plusieurs fois par jour. Car une faux, ça se bat, avec méthode et précision, et surtout avec un marteau, une enclumette et le banc qui va avec.

jeudi 7 mai 2015

Après la pluie...

Jour de répit dans une semaine qui fut et qui s'annonce pluvieuse. Le jour où l'on fait sécher le linge, et où l'on arrache quelques mauvaises herbes... 


Mauvaises herbes ?

Bon, d'accord, c'est une approche totalement anthropocentrée que de parler de "mauvaises" herbes, ou adventices. Elles étaient là avant nous et elles ont bien le droit d'exister.

En plus, elles sont pour la plupart indicatrices de la nature du sol. Ainsi, le chardon, que la Voisine-du-Jardin regarde se développer sur notre terrain avec inquiétude, anticipant la contagion, eh bien, la présence du chardon révèle certains déséquilibres... en contribuant à les résorber. Et il semblerait qu'en bouillon, ce soit très bon pour le foie !

C'est juste que ces plantes poussent là où bon LEUR semble, et pas là où nous, humains bornés, souhaiterions les cantonner : "Vous avez toute la prairie, là, à côté, qu'est-ce que vous venez faire sur le chemin ?!"

Car revenons à notre chemin.

vendredi 24 avril 2015

Avec les framboisiers, se prendre la tête... ou pas !

Préparons l'été, et les futures salades de fruits... Et si l'on plantait des framboisiers ?

Plant de framboisier : ne pas enterrer le collet

A quelle époque planter des framboisiers ? 

On nous dit avant fin mars pour les plants à racine nue, jusqu'à fin mai pour les plants en godet. Dilemme... serait-il trop tard ou avant nous encore un mois pour nous décider sur l'endroit où nous allons les mettre ?

Et puis, ni racine nue, ni godet, puisque nous n'allons pas les acheter mais les récupérer sur le terrain des Voisins où leur haie fruitière a produit moult rejets ! Tapons donc entre les deux, avril est sûrement le mois idéal.

C'était hier, sous le soleil, et de fait, les rejets viennent parfois sous la bêche tout nus de la racine... On en a pris des grands, des moyens, des tout petits, on verra ce qui prendra !

Et comme, hier, il faisait chaud, on les a mis les pieds dans l'eau, et on est parti faire des courses

mercredi 22 avril 2015

Sur le terrain, premières pousses !

Comme l'an dernier, nous avons commencé à planter sur buttes. 

Buttes en deux arcs de cercle
Monsieur n'est pas agriculteur. Son métier, c'est la pierre. Il a donc fallu qu'il se forme. Ses centres d'intérêts ? La permaculture, mais aussi le jardin en mouvement et le jardin-forêt.

Il a donc été voir du côté de ceux qui sont déjà installés, notamment à la ferme du Bec Hellouin, a commencé une formation à l'ITAN... et ne manque pas une vidéo sur ces sujets, qui foisonnent sur le net.

Au départ, nous nous étions partant pour cultiver des légumes, au moins sur les 4000 m² qui sont pour le moment à notre disposition.

Mais savez-vous le temps qu'il faut pour constituer une butte digne de ce nom ?